dimarts, 25 de març del 2014

Démarcation du groupe syllabique

Le rythme

Le rythme constitue la base prosodique d’une langue, sur laquelle mélodie et sons viennent se greffer. L’acquisition du système prosodique repose donc en premier sur une maîtrise des caractéristiques rythmiques de cette langue.[1]
Les groupes rythmiques varient en fonction du débit de la personne qui parle. Dans une phrase,  tout locuteur mettra plus ou moins accents selon son découpage en groupes rythmiques. « L’oral spontanée présente de groupes rythmiques souvent courts (de 2 à 4 syllabes), le plus souvent de moins de 7 syllabes. »[2]. Parmi les moyens pour délimiter les groupes rythmiques, on y trouve l’accent de syllabe, qui démarque des unités de sens : groupe nominal, groupe verbal, complément de lieu, de temps…
Le rythme français est très régulier. Toutes les syllabes inaccentuées ont à peu près la même durée et sont articulées aussi nettement que les syllabes accentuées, dont la durée est plus longue. Pour faire sentir cette régularité syllabique aux apprenants, on peut marquer le tempo en tapant avec la main, comme on a fait avec les poèmes à mouvement rythmique.
On propose une autre activité consistant à déplacer l’accent syllabique du groupe au fur et à mesure que la phrase s’élargit :

Les rosiers.
La rue des Rosiers.
La rue des Rosiers, s’il vous plaît.
Je cherche la rue des Rosiers, s’il vous plaît.
Pardon Madame, je cherche la rue des Rosiers, s’il vous plaît.
Pardon Madame, excusez-moi, je cherche la rue des Rosiers, s’il vous plaît.
Extrait de LAURET, B. (voir note 2)

La marquise sortit à cinq heures.
Elle montait.
Elle montait une jument.
Elle montait une splendide jument.
Elle montait ce jour-là une splendide jument alezane.
Elle montait ce jour-là une splendide jument alezane dont le blanc immaculé.
Elle montait ce jour-là une splendide jument alezane dont le blanc immaculé seyait.
Elle montait ce jour-là une splendide jument alezane dont le blanc immaculé seyait à son teint.
Elle montait ce jour-là une splendide jument alezane dont le blanc immaculé seyait à son teint de pécheresse.
YVON Gustave, La marquise (1969)[3]

Exemples de phrases à développer :
  • Le bébé joue.
  • Paul mange une pomme.
  • Le chien jappe très fort.

Pour aller plus loin, on pourrait essayer d’introduire le jeu Oulipien de la Littérature définitionnelle ; c’est-à-dire, on substituerait des mots de la phrase par sa définition trouvée dans un dictionnaire. Il faut prendre cette proposition avec beaucoup de précaution, puisque cette pratique concerne surtout l’écrit et on n’a pas envisagé les conséquences orales que ces élargissements produiraient sur les groupes rythmiques.


[1] DUFEU, B. L’importance de la prononciation dans l’apprentissage d’une langue étrangère, http://francparler-oif.org/FP/dossiers/phonetique_dufeu.htm  
[2] LAURET, B. (2007) Enseigner la prononciation du français : questions et outils, Hachette FLE, p. 43
[3] CHARLIAC L. & MOTRON A-C., (2006) Phonétique progressive du français avec 400 activités, CLE International, p. 19

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