dijous, 27 de març del 2014

La foule



Marie-Louise Parizet[1] propose une activité de prosodie intéressante pour la sensibilisation au rythme aux élèves hispanophones de niveau avancé. Il s’agit de comparer la place de l’accent sur deux chansons : « La foule » d’Édith Piaf et sa version originale argentine « Que nadie sepa mi sufrir » (ou « Amor de mis amores ») de Sonora de Margarita.
On remettra un « grille » à chaque élève où les syllabes sont remplacées par un tiret et où ils devront marquer les syllabes toniques avec un X :
__ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __ __
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Puis ils devront transposer ce rythme sur les paroles, c’est-à-dire, ils vont retrouver les syllabes accentuées.  Finalement ils pourront chantonner la chanson.
Bien qu’elle recommande prendre le début et une partie du refrain (en italique), on présente ici les deux chansons intègres :





Je revois la ville en fête et en délire

Suffoquant sous le soleil et sous la joie
Et j'entends dans la musique les cris, les rires
Qui éclatent et rebondissent autour de moi
Et perdue parmi ces gens qui me bousculent
Étourdie, désemparée, je reste là
Quand soudain, je me retourne, il se recule,
Et la foule vient me jeter entre ses bras...

Emportés par la foule qui nous traîne

Nous entraîne

Écrasés l'un contre l'autre

Nous ne formons qu'un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l'un et l'autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux.

Entraînés par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Nos deux mains restent soudées
Et parfois soulevés
Nos deux corps enlacés s'envolent
Et retombent tous deux
Épanouis, enivrés et heureux...

Et la joie éclaboussée par son sourire
Me transperce et rejaillit au fond de moi
Mais soudain je pousse un cri parmi les rires
Quand la foule vient l'arracher d'entre mes bras...

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Nous éloigne l'un de l'autre
Je lutte et je me débats
Mais le son de sa voix
S'étouffe dans les rires des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
Et je pleure...

Entraînée par la foule qui s'élance
Et qui danse
Une folle farandole
Je suis emportée au loin
Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole
L'homme qu'elle m'avait donné
Et que je n'ai jamais retrouvé...
Édith Piaf, La foule





No te asombres si te digo lo que fuiste,

una ingrata con mi pobre corazón,
porque el brillo de tus lindos ojos negros
alumbraron el cariño de otro amor.

Y pensar que te adoraba tiernamente,
que a tu lado como nunca me sentí.
Y por esas cosas raras de la vida
sin el beso de tu boca yo me vi.

Amor de mis amores,

reina mía, qué me hiciste

que no puedo consolarme

sin poderte contemplar.
Ya que pagaste mal
a mi cariño tan sincero,
lo que conseguirás
que no te nombre nunca más.

Amor de mis amores
si dejaste de quererme,
no hay cuidado que la gente
de eso no se enterará.
Que gano con decir
que una mujer cambió mi suerte,
se burlarán de mi,
qué nadie sepa mi sufrir.

María Dolores Pradera, Que nadie sepa mi sufrir


[1] PARIZET, M-L. (2008) Phonétique et Cadre Commun: propositions pour un cours de FLE, Synergies Espagne nº1 pp. 118-9

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