dimarts, 18 de març del 2014

Poèmes et mouvement


Bernard Dufeu remarque la importance du mouvement corporel pour aider à retenir et à mémoriser un poème, comme le montre le balancement avant-arrière accompagnant la récitation des textes sacrées (Coran ou ancien testament par exemple) des peuples à tradition orale.
Les mouvements rythmiques nous servent à souligner le rythme syllabique ou à indiquer les groupes rythmiques plus aisément. À l’instar de lui, on a introduit le poème de Robert Desnos, Le Pélican, pour travailler ces groupes. Dans une deuxième récitation, on a ajouté les intonations suspendue des trois premiers vers et finale de celui qui fermait chaque strophe.
Dans une troisième session, on a introduit les poèmes à mouvement sémantique, Sensations (du même Dufeu) et Il disait me voir, de Yann Marzin. Ces poèmes s’accompagnent de gestes déictiques renforçant ou illustrant le sens des mots (montrer les yeux du doigt pour « voir », les cacher avec les paumes pour « aveugle », etc.). Cependant, le mouvement sémantique est influencé par le rythme de base de la langue, c’est-à-dire, le contact des mains avec la partie du corps signalée se produit lorsque l’on prononce la syllabe tonique ([nuvwajõ̌̌̌΄] contre [be΄mos]).

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