Bernard Dufeu
remarque la importance du mouvement corporel pour aider à retenir et à
mémoriser un poème, comme le montre le balancement avant-arrière accompagnant
la récitation des textes sacrées (Coran ou ancien testament par exemple) des
peuples à tradition orale.
Les mouvements
rythmiques nous servent à souligner le rythme syllabique ou à indiquer les
groupes rythmiques plus aisément. À l’instar de lui, on a introduit le poème de
Robert Desnos, Le Pélican, pour
travailler ces groupes. Dans une deuxième récitation, on a ajouté les
intonations suspendue des trois premiers vers et finale de celui qui fermait
chaque strophe.
Dans une
troisième session, on a introduit les poèmes à mouvement sémantique, Sensations (du même Dufeu) et Il disait me voir, de Yann Marzin. Ces
poèmes s’accompagnent de gestes déictiques renforçant ou illustrant le sens des
mots (montrer les yeux du doigt pour « voir », les cacher avec les
paumes pour « aveugle », etc.). Cependant, le mouvement sémantique
est influencé par le rythme de base de la langue, c’est-à-dire, le contact des
mains avec la partie du corps signalée se produit lorsque l’on prononce la
syllabe tonique ([nuvwajõ̌̌̌΄]
contre [be΄mos]).
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